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LES ALBUMS DE MA RENTRÉE

11.09.2016

 

 

Et voilà une nouvelle rentrée de passée.  Je me souviens avoir préparé très à l'avance ma tenue pour la rentrée, choisi mon cartable et mes accessoires de travail avec une précaution phénoménale animée par une certaine impatience, mais aussi une certaine angoisse de faire partie d'une nouvelle classe. Le suspens était de savoir si j'allais me retrouver avec mes amis (je n'avais pas grande chance de ce côté là !), avoir de bons profs ... 

 

Aujourd'hui, c'est différent mais il y'a quand même des similitudes même lorsqu'on rentre des vacances d'été ou qu'on trouve un nouveau travail : on soigne sa tenue, sa coiffure, son agenda ... Des manies que l'on a tous plus ou moins gardées j'imagine.

 

Causons rentrée mais rentrée un peu plus détendue, puisque je vais vous parler de nouveaux albums parus. Alors pour cette rentrée là, pas de pression, même en pyjama, ca paaaaassse !

 

 

 

 

 

«L'été Diabolik»

 

(T. Smolderen & A. Clerisse)

 

 

 

Bon ok, celui là est paru en janvier, mais je me suis décidée à l'acheter que ce mois-ci. Déjà, c'est le graphisme qui attire, en tout cas c'est ce qui s'est passé pour moi. Et puis j'ai lu ça en une lampée.

 

Plongés à la fin des années 60, on suit l'histoire d'Antoine, 15 ans, dans son match de tennis face au jeune Erik. De là, s'en suivra une succession de faits qui vont changer ce jeune adolescent qui écrira 20 ans plus tard, un récit pour évacuer toutes ces questions sur cet été si particulier : Qui est vraiment son père et pourquoi a t'il disparu ? Pourquoi sont ils pourchassés par un fou ? Et cette américaine qui parait si libérée, que cache t'elle ?

Tout autant de questions, qui en emmèneront d'autres.

 

 

 

 

Un roman graphique superbe et mystérieux faisant référence à la série de bandes dessinées italienne, Diabolik.

Alexandre Clerisse, graphiste et coloriste, a fait un magnifique travail de dessin sur ordinateur (avec Illustrator), un boulot de malade. J'ai voulu acheter un autre livre de lui mais je ne suis pas très science fiction, le titre m'a fait fuir, le livre était pourtant très beau. En tout cas, il a bien sa patte, sa signature.

 

 

 

 

 

«L'anniversaire de Kim Jong Il»  

 

(A. Ducoudray & M. Allag)

 

 

 

C'est l'histoire d'un petit garçon de 8 ans qui vit en Corée du Nord. Il est né le même jour que le dirigeant du pays d'où le titre du livre. En fait, c'est sa propre histoire qu'il nous raconte.  Il grandit dans un pays où la propagande envahit l'esprit de chacun. Les enfants jouent aux soldats et ont déjà la haine de ces "chiens d'américains" et de ces "fantoches du sud"  comme ils disent. Ces termes se répètent sans cesse, appuient le poids de cette propagande de guerre et s’avèrent bien efficaces sur le lecteur.

Le héros cultive cette haine jusqu'à ce qu'il apprenne sa véritable identité.

 

 

 

 

 

8 années séparent le début et la fin du livre : les choix du héros vont le mener à une quête de lui-même et surtout à une ouverture certaine.

L'histoire est contrastée entre les petites joies de l'enfance et les ravages de la guerre aussi bien sur les corps que les esprits. Ce contraste est aussi visuel et présent dans les illustrations où les personnages virent de la couleur au noir et blanc.

 

 

 

 

 

 

«Le rose vous va si bien»

 

(E. Rollin & V. Grisseaux)

 

 

 

 

Hiver 1853. Mathilda, jeune orpheline, pénètre dans le manoir de Lockwood habité par deux frères jumeaux pour proposer ses services de gouvernante. Elle doit s'occuper d'une bien méchante jeune fille qui la fera tourner en bourrique jusqu'au bout, tout en se méfiant du jumeau à moustache alors qu'elle a le coup de foudre pour le second. Des péripéties en veux tu en voilà. Mais apparaît rapidement une curieuse dame en rose plutôt du genre folle dingue qui dit gérer le destin de cette pauvre Mathilda. Quand on découvre qui elle est vraiment, ça devient irréel.

 

 

 

 

 

 

Un récit surprenant teinté de farfelu et de lugubre ! Seulement trois couleurs dominent ces pages : du gris, du orange et du rose. Eva Rollin, l'illustratrice (née en Auvergne !), nous plonge dans cet univers avec brio. C'est d'ailleurs la couverture qui m'a intriguée avec son ambiance manoir,  ses traits particuliers et l'expression des personnages qui font un peu famille Adams au passage. 

 

Le personnage de la dame en rose est inspiré de Barbara Cartland (décrite comme "une lady gaga de l'écriture" par les auteures du livre), qui dans sa vie a été plus d'une fois en avance sur son temps.

 

 

 

 

 

A vous de lire !

 

 

 

 

 

 

 

 

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