DE L'ART DE RUE AUX RUES DE L'ART


Parlons peu, parlons graff. De ces grandes fresques qui habillent nos murs et nos rues.

Ce monde là, je l'ai côtoyé petite, curieuse déjà de toutes formes d'art (ma tante et ma grand-mère m'ont provoquée cette curiosité en me faisant découvrir divers domaines artistiques : de la musique en passant par la peinture, ou encore, la photographie et le cinéma).

Concernant le graff on a pu voir des expos, des performances, des reportages... bref toujours un cocktail de couleurs appréciable à contempler, j'étais en admiration totale.

I Le graff, c'est déjà une histoire.

Né à la fin des années 60 aux Etats-Unis, c'est une discipline qui fait parti du mouvement Hip-Hop, aussi constitué de la danse, du Djing et du rap. C' est une culture à part entière où chacun peut trouver sa place, et un espace d'évasion face au contexte social et politique de l'époque. Quand on entends les anciens en parler, ceux qui ont vécu les débuts, on sent que les récits sont relativement forts : un besoin et même une nécessité de s'exprimer face aux inégalités. Le Hip-Hop est porte parole de toute une jeunesse.

I Et aujourd'hui, ça continue,

Pouvant être considéré comme du vandalisme, cet art peut être puni par la loi. Des artistes se risquent parfois pour s'exprimer sur les murs, les métros, les trains...

Un paradoxe quand on voit que le graffiti est reconnu artistiquement : il a désormais sa place dans les galeries d'art, passé du mur à la toile, comme le raconte l'excellent documentaire "Peintres et vandales" de Amine Bouziane. Une évolution pour certains, le refus d'un cadre pour d'autres, il y'a matière à débattre mais en tout cas, le graff a pris un bon coup de projecteur. Des projets sont mis en place dans certaines villes pour réhabiliter des espaces, avec des associations, des collectivités, des musées ...

I Jusqu'au plus prés de nous...



A côté de chez moi, il y'a un mur dont disposent des artistes, peut être amateurs, qui de temps en temps viennent s'exercer. Puis des semaines après, ils recouvrent de blanc et repartent de plus belle. Dés que je sens l'odeur de la bombe, je suis curieuse de voir les nouvelles œuvres.

Je n'ai jamais réussi à croiser ces gens sur qui j'aurais voulu en savoir plus. Un jour qui sait ? mon appel est lancé :)




Je suis allée voir le projet terminé le 19 août dernier (au niveau des Cézeaux) de plusieurs collectifs clermontois : un chantier qui a duré 1 mois et demi et rassemblé 23 artistes sur 1300 m². Un plaisir de revoir les signatures que je connaissais déjà dont Keymi, Pupa et Iggy mais aussi d'en découvrir d'autres.

C'est coloré, gigantesque et je suis une fourmi à côté de tout ça. Plusieurs univers cohabitent le long de ces murs et c'est la grande classe : on a de quoi éclairer nos tristes trajets en tram durant l'hiver, quand on resterait bien chez soi. Il n'y a plus qu'à aller apprécier, admirer, contempler, mes photos n'étant qu'un extrait de cette formidable rue des arts.

Allez voir !


Projet Clermont Urban Graff :

collectifs END to END, 63 Paragraff

& Siempre art

Documentaire à voir : "Graffiti : peintres et vandales" dispo ici

Articles similaires

© 2016-2020 Photos et textes de Popcorn & Pellicule - Tous droits réservés